Furtives
2026Furtives
Furtives souhaite ouvrir un espace d’attention à la forêt grâce à la création de diverses propositions artistiques en explorant les relations que nous pouvons entretenir avec notre corps, les autres vivants et le territoire.
Les forêts participent de la construction de l’habitabilité du monde. Il est primordial de repenser notre rapport à elles en reconnaissant que leur valeur ne se limite pas à leur rentabilité économique. Furtives s’inscrit dans ce mouvement en proposant des manières de voir, de sentir, de faire corps avec les forêts autrement pour qu’elles retrouvent une place dans nos préoccupations communes et que nous considérions davantage celles-ci comme des alliées puissantes mais en danger et à défendre.
Furtives suggère la possibilité que le corps, le mouvement, la danse puissent créer de nouvelles manières d’habiter le monde, de se percevoir en réciprocité avec son milieu, de retrouver un corps relié, complexe et vivant. Pour ce faire, Furtives convoque les furtif.ve.s de tous les temps (sorcières, résistant.es, déserteurs, zadistes, et autres dissident.e.s). Ces communautés ont appris à faire alliance avec les forêts offrant un refuge à qui se refuse à l’emprise des dominations.
Les furtives, formes de l’ombre, de l’humus et du trouble, naissent à l’abri de la lumière des projecteurs et fomentent, sous couvert, d’autres relations aux mondes.
Les formes de Furtives
Tout commence par une enquête forestière à Hoursinne, dans la commune d’Erezée, dans la province du Luxembourg. Cette enquête sera le terreau de création des différentes propositions artistiques qui voyageront ensuite vers d’autres lieux.
L’enquête se nourrit d’interviews des habitant.e.s du village d’Hoursinne, du garde forestier, de bûcheron.ne.s, de chasseurs, de naturalistes, de scientifiques, d’historien.ne.s, d’artistes qui travaillent en lien avec la forêt – de lectures sur les diverses thématiques que Furtives aborde – de nombreuses balades, immersions, affûts, observations, jour et nuit, en forêt – de multiples heures de recherche, de discussion et de pratiques en forêt avec le collectif de Furtives– d’un journal de bord de la recherche et des créations – de photos et de vidéos de la forêt et des processus de création, …
"C’est une chose de danser comme si de rien n’était ; c’en est une autre de reconnaitre que quelque chose de singulièrement terrible s’est produit – l’effondrement des événements – et ensuite de décider de danser."
Jonathan Lear cité par Irina Teodorescu dans La forêt désormais de l’intérieur
Une coproduction de Charleroi Danse, centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la danse.
Accompagné par le Grand Studio
http://dicip.be/sous-bois/
En terme de costumes, la recherche s'est portée sur 2 aspects :
- le confort des corps : se protéger de l'humidité, des frottements, du froid aussi, ne pas glisser, pouvoir bouger et être au maximum en contact avec la matière organique. Chacune avait son porpre rapport au vêtement.
- la colorimétrie, en lien avec la forêt, son évolution selon les saisons.